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Villeneuve de Marsan (05/08/2014): jamais deux sans trois!...

 

Photo : Philippe Latour
Photo : Philippe Latour
Les charmantes arènes landaises s'étaient remplies entièrement pour la corrida annuelle. De gabarit inégal, les Dominguez Camacho offrirent tout au long de la soirée leur noblesse aux trois jeunes diestros de l'affiche. Chacun dans son style, ils essayèrent de remporter les faveurs du public.

 
Thomas Dufau accueillit le premier toro avec allure, toro qu'il économisa pour mieux préserver son idéale noblesse. Il en profita dans la faena en se montrant très a gusto dans les trois séries droitières initiales données en cadence.ll déroula par la suite son répertoire face à un animal qui répéta ses charges avec un peu moins d'allant. Une entière au 3ème jet ternit l'enthousiasme et limita le succès du landais. Avec le 4ème accueilli par une larga et une série de cape électrique, Thomas s'offrit un intermède banderilles en main, exercice dont il s'acquitta fort bien. Sa faena laissa dans un premier temps le toro à distance lui permettant de l'oxygéner avant de raccourcir les distances quand l'animal le demanda. Une entière et l'oreille tomba du palco.
 
Diego Silveti eut à faire à un adversaire dont la sortie tout feu tout flamme laissait espérer autre chose qu'une faiblesse latente. Le méxicain essaya bien de se mettre en valeur et en scène pour donner du lustre à son travail, mais le Dominguez Camacho manquait de jus laissant le public sans grande réaction. Au cinquième plus lourd et qui poussa sous une pique bien donnée, il délivra une agréable faena des deux bords sans trop obliger le toro. Après une belle épée il coupa lui aussi un pavillon.
 
Juan Leal collectionne les succès dans le sud ouest. Jamais deux sans trois et après La Brède et Soustons, il est sorti des arènes de Villeneuve sur les épaules. Ce n'est pas avec le 3ème de parcours réduit qui le lui permit d'autant que le public resta étonnament froid avec l'arlésien malgré ses efforts. La fin de faena encimiste reussit néanmoins à capter une partie de l'auditoire. Juan dans une puerta gayola risquée donna le ton au dernier. Vibrant à la cape et spectaculaire dans un quite par zapopinas, il confirma ses intentions dans un début à genoux par derechazos. Le toro se réservant un peu, il continua assez rapidement dans les cornes. Avec courage il obligea l'animal à s'enrouler autour de son corps les pitones près des cuisses. Il plongea pour un véritable estoconazo fulminant qui libéra deux oreilles.
 
Philippe Latour