
Photos : Pierre Charrain |
« No hay billetes » pour assister à une corrida qui promettait beaucoup et qui,
au final, ne restera certes pas dans les mémoires. Faute en incombant avant tout
au lot de toros de Victoriano DEL RIO CORTES composé de six exemplaires assez
disparates tant de trapio que de moral, assez peu solides et affichant un genio gênant.
Manolo SANCHEZ (bleu pétrole et or – salut et silence) se montrera à son
avantage face à un premier adversaire qui sera piqué par trois fois et
conservera quelque charge et un soupçon de nerf. La musique joue pour des séries
fort bien composées notamment à droite. L'entière est efficace mais ne provoque
bizarrement qu'une légère pétition. La réception de son second (de Cortes),
portant tête haute et cornes au ciel, laisse froid le conclave qui sifflera le
torero pour un toreo adapté et à mi hauteur nécessaire pour éviter la chute d'un
cornu qui sera copieusement hué. L'entière est jusqu'aux doigts et silence sur
le Plumaçon...
Et vint défiler majestueusement sur le sable un MORANTE DE LA PUEBLA (vermillon
et or – silence et silence) très attendu. Las, par deux fois, le matériau tiré
au sorteo ne lui conviendra pas. Face à son premier, deux trois jolis capotazos,
deux puyazos, pas de brindis et de nouveau deux trois jolis gestes avant
pinchazo et ½ lame. Face à son second, de peu de présence, le maestro sera
prudent au capote et curieusement n'abrégera pas sa faena au cours de laquelle
il tentera, mais en vain, de faire collaborer le vilain cornu copieusement hué
lui aussi. |