Féria de Pentecôte 2007 27 mai 2007 (matin) Pour Enrique Ponce ; Javier Conde et José-Maria Manzanares
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L'amphithéatre nîmois était archi-comble pour accueillir celui qui n'a jamais déçu Nîmes, le Maestro Enrique Ponce, accompagné de Javier Conde, et José-Maria Manzanares.
Les torritos étaient de Garcia Jimenez. Petits, commodes de corne, sosos pour la plupart et faibles en général, ils ont toutefois rempli leur office, qui était de servir l'Art.
Enrique Ponce vit son premier adversaire se vider de ses forces lors des deux rencontres avec le groupe équestre obligatoires à Nîmes. Ensuite, lors d'une faena technique et infirmière, terminée entre les cornes, il arracha les quelques passes dont disposait encore le bicho avant de l'estoquer de belle manière, déclenchant une petite pétition d'oreille, non suivie par la présidence. Son second opposant, très peu armé, se révéla un monstre de noblesse. Bien entendu, Ponce ne le laissa pas passer, et comme le toro transmettait, la mayonnaise prit et le public entra en transe. Superbes séries des deux mains, faena terminée un genou à terre avec cette élégance à nulle autre comparable... Lorsque le "Garcia Jimenez" roula dans le sable, les arènes blanchirent et réservèrent à l'enfant chéri une vuelta chaleureusement fêtée, le rabo dans la main. Salut au tiers / Deux oreilles et queue.
Javier Conde a sa place dans le circuit, et nul autre ne peut la lui contester. Ayant livré un combat à contre-emploi devant un premier adversaire compliqué qui aurait accepté une pique supplémentaire, il se lacha complètement devant le second à qui il servit une faena inspirée et relâchée qui porta énormèment sur le public. Las, trois échec aux aciers le privèrent des deux pavillons mérités. Salut au tiers / Vuelta
José-Maria Manzanares livra un beau combat devant un premier compliqué qu'il améliora petit à petit, le toro oubliant sa faiblesse en trouvant son rythme. Devant un second adversaire du même accabit, le jeune maestro n'insista pas outre mesure, ayant compris qu'il n'atteindrait de toutes façons pas les sommets conquis par ses deux aînés de cartel. Salut au tiers / Salut.
Laurent Deloye "El Tico"