Féria des Vendanges 2007 15 septembre 2007 (soir) Pour Cesar JIMENEZ ; Miguel Angel PERRERA et Daniel LUQUE |
Entrée : 2/3 d'arène
Temps : Beau temps chaud.
Après le deuxième toro de la tarde, la course était plombée par l'extraordinaire prestation de Miguel Angel PERRERA qui venait de recevoir les trophées maximum de son très bon toro de José VAZQUEZ. Il est d'ailleurs à signaler la qualité du lot proposé cet après-midi, le "Las Ramblas" sorti en première position ayant pour sa part déçu.
Cesar JIMENEZ arrivait tout auréolé de son récent triomphe arlésien. Ayant touché le premier cité plus haut, de peu de classe auquel il arracha quelques passes, tirées une à une, on attendait son extraordinaire ceinture devant un VAZQUEZ que l'on pressentait intéressant. Oui mais voilà, comme à Arles, Cesar a toréé sur le passage et l'émotion n'est jamais montée. De plus, le niveau était plus relevé qu'en terres camarguaises, et PERRERA avait placé la barre très, très haut .... Silence / Salut.
Miguel Angel PERRERA a connu une très grande après-midi nimoîse. Son premier toro s'était montré "flojo" et mansito au premiers tiers. Qu'importe, après une entame "castellesque", la musique entonnait les premières mesures du paso et la démonstration pouvait commencer. PERRERA livrait une faena d'anthologie et fabriquait litéralement un toro qui, sans lui, n'aurait ni mérité une vuelta posthume, ni la (légère... ) pétition d'indulto qui monta un instant des gradins. Au moment suprème, le madrilène se jetait sur lui comme un mort de faim, au point d'en ressortir avec le calzón déchiré. Le public n'insista pas très longtemps pour que tombent du palco les trois mouchoirs blancs. Son second adversaire eut à peu près le même comportement au premier tiers, et reçut le même traitement hypnotique lors de la faena de muleta. Malheureusement, cette fois, les aciers firent défaut. Deux oreilles et queue / Vuelta.
Daniel LUQUE a souffert aujourd'hui d'actuer derrière PERRERA. Bon sur ses deux toros, élégant et alluré, il ne souleva pas dans le public l'enthousiasme que ses prestations méritaient. Il reviendra, n'en doutons pas, et une fois la mesure prise des toros de quatre ans (il a fallu quelques années à PERRERA), ses beaux gestes feront la différence. Salut / Oreille
Laurent Deloye "El Tico"
©Daniel Chicot