Féria de Pâques en ARLES

09 avril 2007 (soir)

6 toros de Piedras Rojas 6

Pour José Pedro Prados "El Fundi" ; Domingo Lopez Chaves et Julien Miletto

 

Dernière corrida de la Féria Pascale 2007. Après le "no hay billetes" du matin pour les cavaliers, beaucoup d'aficionados avaient prolongé leur séjour pour assister à la présentation en corrida de toros des "Piedras Rojas" chers à Patrick Laugier, et à notre site ....

Tout le monde sait le mal que Patrick s'est donné pour arriver jusqu'à cette échéance... Et puis avec cinq toros applaudis pour leur présentation, et six à l'arrastre, on ne peut pas être négatif. Mais le résultat n'est pas celui poursuivi par le ganadero, de fournir des produits plutôt faciles, devant lesquels les vedettes s'expriment et coupent des oreilles. Comme il le disait lui-même lors de la remise d'un prix à la bodega "Les Andalouses", beaucoup d'aficionados auront aimé sa corrida d'aujourd'hui. Patrick sait maintenant le travail qu'il doit accomplir, cependant il n'a pas à rougir de ses pupilles.

José Pedro Prados "El Fundi", a eu à combattre un premier adversaire accusant un peu de faiblesse, et qui s'est rapidement réservé. Devant son second, très armé, il mit l'artillerie lourde en batterie, et finit en combat rapproché entre les cornes, alors que le bicho méritait certainement un peu plus de douceur. Salut après avis / Oreille

Domingo Lopez Chaves expédia les affaires courantes devant le beau burraco sorti en deuxième position qu'il ne voulut pas voir. Semblant vouloir se racheter au cinquième dont il entama la lidia par trois largas de rodillas, il ne put intéresser son adversaire qui finit aux planches. Et comme les deux morts furent laborieuses .... Silence / Silence après 2 avis

Julien Miletto sort grandi de cette tarde qu'il attaqua le couteau entre les dents. Confronté à un premier adversaire mansote, il lui construisit une faena complète dans sa querencia avant de le foudroyer d'une estocade qui valait à elle seule l'oreille. Son dernier opposant était la terreur de la course, avec deux portes manteaux en guise de cornes sur la tête. Julien lia quelques séries méritoires avant de se faire violemment accrocher et envoyer à deux mètres du sol, heureusement sans dommage. Le reste de la faena fut angoissant, mais Julien fit face avec courage et aurait pu couper un deuxième pavillon s'il n'avait pinché et usé du descabello à trois reprises. Oreille / Salut

Laurent Deloye "El Tico"

reportage photographique

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