Féria de Pâques en ARLES 07 avril 2007 (soir) Pour Julian Lopez "El Juli" ; Matias Tejela et Mehdi Savalli
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"No hay billetes" et nouveau grand beau temps pour la venue en Arles d'un des chouchous de l'aficion locale ces dernières années, Julian Lopez "El Juli". Malheureusement, la faiblesse générale du lot d'El Pilar, complété par un sobrero de Perez Tabernero quasi invalide aura gâché la fête qu'annonçait un cartel aussi improbable qu'hétéroclyte.
Mais, comme lors de la féria de Pentecôte 2006 à Nîmes, où un génial Enrique Ponce avait réussi à construire une faena à un toro inconsistant, et lui avait coupé deux pavillons, "El Juli" nous a gratifié ce soir d'une formidable leçon de tauromachie. La marque des grands .... ?
Julian Lopez "El Juli", eut à faire à deux toros sans transmission. Il tua difficilement le premier, au terme d'un combat sans relief. Le second ne reçut qu'une grosse pique, la Présidence acquiesçant avec intelligence à la demande du maestro d'abréger le tiers avant la sacro-sainte deuxième pique "obligatoire" en arène de première catégorie . Le récital pouvait commencer. D'un toro distrait et fuyard, "El Juli" fit un monstre de noblesse et d'obéissance. Avec patience, d'une tranquilité à couper le souffle, il lui apprit l'alphabet, le grec et le latin ... Deux oreilles pour la leçon.
Matias Tejela est un très beau torero. Fin et alluré, il ne lui aura manqué que deux toros, ou peut-être le talent de son illustre chef de lidia. A revoir tout de même.
Mehdi Savalli aura une nouvelle fois payé de sa personne. A genou encore plus que de coutûme, il tomba malheureusement sur l'invalide du jour et pincha son second, lui faisant perdre le bénéfice d'ue belle faena terminée entre les cornes, lors d'un beau numéro d'équilibriste.
Laurent Deloye "El Tico"