Féria de la Crau 2007 29 avril 2007 (soir) Corrida Concours de Ganaderias Pour Fernando Robleño ; Julien Lescarret et Sergio Aguilar
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Les coquettes arènes Louis Thiers avaient enregistré une belle entrée pour la dernière Corrida concours célébrée en ces lieux, avant de cèder la place à de nouvelles installations plus en conformité avec les normes actuelles.
Comme le beau temps était de la partie, nous nous apprêtions à vivre une belle après-midi de "toros-toros", comme les aiment les aficionados locaux. Le résultat est plus que mitigé, le ganado n'ayant pas toujours répondu présent dans le comportement, aux attentes que leurs morphologies avaient fait naître. Le prix du meilleur toro n'a d'ailleurs pas été remis...
"Penson", l'exemplaire de Don Juan Luis Fraile a reçu le prix Aimé Gallon à l'issue d'une prestation qui n'a pas convaincu grand monde. Manque de bravoure sous le fer et manque de transmission à la muleta, malgré de beaux gestes de Fernando Robleño. Il ne restera pas dans les annales comme un digne représentant de son fer.
"Avellano", de Justo Nieto, aura permis à Julien Lescarret de couper l'unique oreille de l'après-midi, au terme d'une belle faena. Las, un manque de classe évident et une relative faiblesse du Vega Villar auront empéché le français de baisser la main, le faisant passer à côté d'un succès plus important encore.
"Artesano", de Santafe Marton était un superbe toro, bien dans le type Marquis de Domecq. Après une bien mauvaise lidia au premier tiers, le bicho prît querencia dans le terrain du piquero, d'où Sergio Aguilar ne pût (voulût...) le déloger.
Le premier des toros tricolores, des Fréres Tardieu, ne remonta guère le niveau. Plutôt brave à la pique, il s'arrêta litéralement au troisième tiers, et ce n'est que sous les protestations du public que Fernando Robleño revint aux affaires pour lui voler une petite série de passes, un premier essai s'étant avéré plus qu'improbable.
"Montesino", de Granier Frères a commencé par visiter le callejon, affichant clairement ses dispositions au combat. Violent, il contraint Jacques Monnier à un numéro de haute voltige équestre pour rester en selle. Seule la farouche volonté de Julien Lescarret de ne pas laisser passer un possible triomphe nous valut quelques séries méritoires en cours de faena, mais trois essais à l'épée le lui permirent pas de décrocher le trophée tant convoité.
"Barbacano", de Pierre-Marie Meynadier a du se demander où il était tombé... Lui, si fin, si noble, dans ce monde de brutes... Certes, il a montré quelques signes de faiblesse au moment de la deuxième rencontre avec le groupe équestre. Certes, il manquait de ce poil de race, qui lui aurait permis de transmettre un peu plus. Mais ses bonnes dispositions ont permis à Sergio Aguilar de dérouler une très belle faena qui, donnée par d'autres mains, ou devant un autre public, aurait certainement amené un tout autre résultat.
Laurent Deloye "El Tico"