Féria de la Mer 2007

8 mai 2007

6 Toros de Garcia Jimenez 6

Pour Julián López "El Juli" ; Jean-Baptiste Jalabert "Juan Bautista"

et José Maria Manzanares

 

L'an dernier, il avait plu et les arènes ne s'étaient pas complètement remplies. Cette année, c'est éole qui s'est invité à la Corrida de luxe présentée par Vincent Ribera et son équipe pour ce 8 mai. Et cette "troisième corne" du toro aura privé les aficionados présents en ce jour anniversaire d'armistice, d'une grande tarde de toros.

Tout d'abord parce que le bétail provenant des élevages de Garcia Jiimenez ; Olga Jimenez Fernandez et Peña de Francia, était de garantie pour ce cartel. Commodes de tête, sans excés de poids, d'une noblesse rare, les six bichos donnèrent un jeu intéressant dans les muletas trop souvent chahutées par le vent des hommes à pieds ( Le sixième présenta rapidement quelques signes de mansedumbre qui l'envoyèrent régulièrement vers les planches).

Ensuite, en raison de l'engagement des maestros, qui firent tous l'effort, malgré les conditions climatiques extrèmement défavorables.

Julián López "El Juli" eut beaucoup de mal à lier des séries à son premier, devant lequel il ne nous montra que quelques détails. Revenu très motivé pour son deuxième adversaire, il étala à nouveau toute sa science torera pour servir une faena pleine de bon goût et d'un haut niveau en ces circonstances. Silence / Deux oreilles

Jean-Baptiste Jalabert "Juan Bautista", a rendu deux belles copies, récompensées chacune d'une oreille. Son premier a donné un bon jeu et Jean-Baptiste a bien su tirer parti de cet adversaire de valeur. Son second opposant se blessa dès son entrée en piste. Le public manifesta longtemps son mécontentement suite à la décision de la présidence de ne pas le changer. Ce qui n'empêcha pas l'arlésien de lui construire une faena importante, tirant au moins deux cent pour cent de ce que ce toro, peut être intrinsèquement le meilleur du lot, pouvait lui donner. Oreille / Oreille.

José-Maria Manzanares, fut le plus géné par le vent. Une mention particulière donc pour le jeune maestro qui, dans un contexte difficile et avant des échéances bien plus importantes pour lui, comme d'ailleurs pour ses compagnons de cartel, a essayé tout de même de satisfaire le public, qui n'aura pas manqué de remarquer des véroniques d'une profondeur quasi paternelle... Silence / Silence .

 

Laurent Deloye "El Tico"

reportage photographique

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