Féria de Fenouillet 30 juin 2007 (soir)
Pour Jean-Baptiste Jalabert "Juan Bautista" ; Sébastian Castella et Julien Miletto
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Un quasi plein sous un soleil estival, un mayoral et deux maestros a hombros, voici peut-être ce qui manquait à Fenouillet pour lancer une Féria qui, par sa proximité géographique avec la métropole Toulousaine et sa programmation, mériterait de devenir un des grands rendez-vous incontournables de la Temporada.
Et comme le rappelait l'empresa Didier Lacroix lors de la conférence de presse annonçant la substitution de José-Mari Manzanares par Jérémy Banti, ce sont des français qui font l'évènement.
Le Ganadero tout d'abord : Robert Margé, en larmes dans les bras de son fils Olivier, parlant des années de travail qui l'ont vu gravir, marches après marches, les étapes qui mènent à la reconnaissance d'un public qui lui lance, bien avant la vuelta du dernier exemplaire un "Merci Robert" venu du fond du coeur.
Les toreros ensuite : Sébastian Castella, génial équilibriste qui traverse une période délicate au moment suprème et repart à pieds, une seule oreille en poche alors qu'une ou deux autres auraient du naturellement se rajouter ; "Juan-Bautista", plus fin et technique de semaine en semaine et Julien Miletto, qui pour rester au contact de ses deux compañeros de cartel, est prêt à tous les sacrifices. Elle est belle la France taurine.
Jean-Baptiste Jalabert "Juan Bautista" a ciselé deux pièces d'orfèvrerie sur ses deux actuacions. Fleuri au capote, puissant à la muleta avant que d'exquis détails ne viennent clôturer les débats, il est un tueur de premier plan et il est même étonnant que le score en soit resté là... Oreille / Oreille
Sébastian Castella : Comment peut-on encore séduire en faisant toujours la même chose ? C'est l'énigme Castella. C'est surtout le talent. Après une première faena majoritairement droitière, mais comme d'habitude très engagée et émouvante, il pincha son premier adversaire avant de devoir recourir à trois descabellos. Devant un deuxième adversaire moins franc qu'il ramena à la raison, il finit toujours entre les cornes mais l'ensemble fut moins enlevé. Salut / Oreille
Julien Miletto, ne prit jamais la mesure de son premier, le plus compliqué de l'encierro. En revanche, il ne laissa pas passer l'excellent sixième, collaborateur mais très encasté, auquel il servit une faena qui est allée a mas, et qui a fait oublier quelques accrochages de muleta sans conséquences donc pour l'octroi des trophées. Saluts / Deux oreilles.
Laurent Deloye "El Tico"