Féria de la Mer à Palavas 08 mai 2006 6 Toros de SÁNCHEZ ARJONA 6 Pour Julián López "El Juli" ; Jean-Baptiste JALABERT "Juan Bautista" et Salvador CORTES
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Le ciel n'était pas de la partie pour ce qui était "l'affiche" de cette Féria de la Mer 2006, à PALAVAS. Pendant un instant, on aurait pu même croire que la corrida ne pourrait avoir lieu. Les éléments s'étaient déchaînés, inondant la piste et décourageant les aficionados les plus endurcis qui faisaient la queue devant la taquilla, laquelle n'affichait pas un "no hay billetes" historique, qui était pourtant de rigueur.
Mais enfin, comme parfois les miracles ont lieu, après une brève reconnaissance de la piste, les maestros décidaient de toréer. Vincent RIBERA, en direct par téléphone avec la météo de Fréjorgues se voulait rassurant et en effet, mis à part au deuxième toro, les précipitations restèrent raisonnables et la course se déroula presque normalement, avec le succès que l'on sait.
Le bétail, bien fait et correctement armé pour cette catégorie de plaza, provenait de la Ganaderia de Javier SANCHEZ ARJONA, dont nous parlons beaucoup sur ce site. A l'exception de quelques génuflexions, il répondit dans l'ensemble aux aspirations des aficionados garnissant les tendidos. Génétiquement dotés d'une noblesse infinie, les "Juan-Pedro" Salmantins ont permis aux trois héros du jour d'offrir aux spectateurs frigorifiés des faenas de tout premier ordre.
Julián López "El Juli" est un monstre de connaissance tauromachique. Devant son premier, très encasté mais faible, il trouva très rapidement le sitio et cisela une faena sur mesure, seulement gâchée par deux estocades et cinq descabellos qui firent s'envoler l'oreille promise. Le couteau entre les dents après les oreilles coupées par Jean-Baptiste et Salvador CORTES, il revint au combat devant le quatrième, qui s'avéra le meilleur de la tarde. Dès la première série de derechazos, la musique joue et la magie s'opère. Suivent des naturelles exceptionnellement longues ; des pechos venus d'ailleurs où le toro semble s'envoler derrière le leurre et surtout, un final les pieds joints sur un mouchoir de poche .... Les gradins ont oublié la pluie et le froid..... Un estoconazo et les deux pavillons tombent. Du beau travail. Bravo Monsieur "El Juli", et nous ne sommes "qu'à PALAVAS" ... Applaudissements / Deux oreilles
Jean-Baptiste JALABERT "Juan Bautista", comme au bon vieux temps pas si lointain cependant, connût à nouveau les affres d'actuer derrière "le maître". Servi au sortéo par le lot le plus homogène, mais pas forcément par les meilleurs toros, il traça deux belles faenas et fit preuve surtout de beaucoup de détermination et d'envie. Agréable au capote, dominateur à la muleta, il soutint la comparaison et se vit octroyer trois trophées qui font de lui le triomphateur de l'édition 2006. Oreille / Deux oreilles
Salvador CORTES, triomphateur à Séville eut les plus beaux gestes de l'après-midi devant son premier. Relâché et plastiquement parfait notamment à gauche, seul des enchaînements discutables le privent de la seconde oreille. Son second adversaire se mettra rapidement sur la défensive et nous rappela ses récentes difficultés Arlésiennes. Oreille / Silence