Féria de la Mer à Palavas 01 mai 2006 6 Toros de TERRUBIAS 6 Pour Francisco Javier Sánchez Vara ; Manuel Escribano et Julien Miletto
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Les gradins de la plaza étaient à moitiés garnis pour accueillir les protagonistes de la première corrida de toros de la temporada Palavasienne.
Au cartel, une valeur sûre en la personne de Francisco-Javier SANCHEZ VARA ; un jeune aux dents longues, Manuel ESCRIBANO et notre représentant national Julien MILETTO.
Le bétail était d'origine SANTA COLOMA, en provenance de la Ganaderia TERRUBIAS, propriété de José-Manuel Sánchez García-Torres. Le lot, dans le type d'origine, les armures courtes, manquant de force en général, a révélé d'excellents collaborateurs pour les diestros. Le second s'est avéré le plus brave sous le fer, suivi des 4ème et 6ème. Le troisième m'a semblé transmettre plus à la muleta.
Francisco-Javier SANCHEZ VARA a réalisé deux actuations techniques, classiques, qui lui ont permis de couper une oreille à son premier, n'étant privé d'une récompense à son second que par son échec à l'épée. Oreille / Vuelta
Manuel ESCRIBANO est resté en dessous de ses opposants. Il a subi par deux fois le jeu donné par ses Terrubias, obtenant pourtant deux récompenses gagnées en partie lors de poses de banderilles spectaculaires et d'estocades foudroyantes. Oreille / Oreille
Julien MILETTO a été l'homme de la journée. J'ai une petite faiblesse pour ce Nîmois qui, de novillero puntero, s'est retrouvé matador de toros sans contrat, doutant même de son avenir avant que de rencontrer "Escandalito III" à Saint-Gilles en 2004. Depuis, Julien dégage toujours cette impression de tranquillité, de connaissance de ses moyens et de confiance en soi, un comble pour qui torée peu. Après avoir refusé la vuelta que lui demandait le public suite à son échec à l'épée devant un premier adversaire archi-dominé, lorsqu'il mit en suerte son second au terme d'une faena de la même excellente facture, j'ai craint pour lui qu'il ne sorte vainqueur moral de la tarde, comme souvent le sont nos favoris. Et bien non, d'un estoconazo, il couchât le Santa Coloma et, avec ses deux pavillons, obtint un triomphe des plus mérités. Salut au tiers / Deux oreilles.