Féria de Pentecôte Nîmes / 04 juin 2006 (matin) 2 toros de Peña de Francia (1er et 3e), 2 García Jiménez (5e et 7e),1 du Conde de Mayalde (2e), 1 Olga Jiménez Fernández (6e), 1 novillo de Garcigrande (4e), 1 novillo de Domingo Hernández (8e) Pour Enrique Ponce, Javier Conde, José Antonio Morante Morante de la Puebla et le novillero Cayetano Rivera Ordóñez
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Nouveau plein pour cette matinée dominicale consacrée à l'art. Nombreux étaient les aficionados qui pensaient que le vent allait perturber à nouveau cette corrida, basée sur l'élégance et le temple, mais aussi sur les inspirations de ces Messieurs. Déja, aux vendanges dernières, Morante et Conde avaient rapidement abrégé les débats face à la bourasque. Mais aujourd'hui, il y avait le maestro Enrique PONCE...
Un patchwork de toros était proposé aux quatre diestros du jour. On notera un lot toutefois homogène en ce qui concerne le comportement, avec du jeu mais une mobilité décroissante. La deuxième pique obligatoire en arène de première catégorie plomba certainement le premier exemplaire échu à Enrique Ponce.
Enrique PONCE, salué comme il se doit dès après le paseo, a donné une nouvelle leçon de toréo dans les arènes de Nîmes. Après une première faena ciselée à un adversaire rapidement arrêté pour les raisons qui précédent, le maestro de Chiva allait littéralement inventer un toro qui n'existait pas ... Une lenteur exceptionnelle, des gestes d'une fluidité rare et une élégance naturelle .... Un bonheur. On croyait que le vent était tombé. Ponce s'en était rendu maître. Merci ! A la fin de la faena, un sms sur le portable :"Ponce est grand". Mais oui, Alain, tu as raison Ponce est grand... Oreille après avis / Deux oreilles après deux avis et deux vueltas
Javier Conde a tenu son rang et s'est lui aussi joué des éléments contraires. Artiste jusqu'au bout des machos, la magie a bien souvent opéré également. Seuls les aciers ont été contraires. Comme le disait récemment Patrick LAUGIER : "Tu peux passer deux heures avec un type qui te fait régaler dans le ruedo. Tu rentres à la maison et tu te rappelles de rien. Un petit c... comme Conde te fait trois passes, et tu as l'impression que tu t'en rappelleras toute ta vie." Silence / Salut au tiers après un avis
José Antonio Morante Morante de la Puebla. n'a pas été inspiré, lui. Mais il y a des détails qui ne trompent pas, et c'est un régal pour le photographe. Bronca après deux avis / Silence
Cayetano Rivera Ordonez a donné quelques muletazos de haute volée, mais trop sporadiques. Il dispose d'une classe certaine mais est passé à côté de son sujet dans ce cartel de luxe. Salut au tiers / Silence
Allez voir les photos .....