Féria de Pâques en ARLES 17 avril 2006 (soir) 6 Toros de Hubert YONNET 6 Pour José Pedro PRADOS "El Fundi" ; Denis LORE et José Ignacio RAMOS |
Onze mille spectateurs sur les tentidos pour la grand'messe torista du week-end avec les pupilles de la Belugue en vedette américaine. Chacun avait en souvenir l'extraordinaire tarde de l'an dernier, où les YONNET avaient avantageusement remplacé les MIURAS du dimanche Pascal Arlésien. Les années se suivent, mais ne se ressemblent pas .... Les gladiateurs avaient laissé leurs bonnes manières dans les pâturages de Salin...
Toujours très bien présentés, très armés et les muscles roulant sous la peau, les sept toros (un sobrero du même fer sortira en remplacement du titulaire n°3) du jour auront malheureusement présenté quelques signes de faiblesse, ce qui n'est pas l'habitude de la maison. J'ai bien aimé les deux toros sortis en 1ère et 4ème position (tous deux pour le "Fundi") et à un niveau au dessous, le sixième, qui m'ont paru plus dans le style de la "casa", puissants et mobiles. Les autres auront présenté des difficultés ôtant d'emblée toute possibilité de triomphe aux companeros de José Pedro.
José Pedro PRADOS "El Fundi" a été l'homme de la soirée. Motivé, à la recherche d'un nouvel apoderado, il profita à l'envie du fond de bravoure de ses deux opposants. Le quatrième exemplaire, n°240, 570 kgs, au doux nom de "Crispinus" nous offrit une mort de brave qui fit se lever le public et déclencha l'octroi de la deuxième oreille. Oreille / Oreille.
Denis LORE eut son habituelle malchance au sortéo. Lorsque j'avais vu les YONNET dans les corales, je m'étais imaginé qu'il allait lui échoir les deux plus armés. Et bien non, il eut simplement les plus mauvais. Comme en plus, chose rare, il se retrouva en délicatesse avec les aciers, il passa un après-midi bien désagréable. Il ne méritait vraiment pas çà pour son début de temporada.... Pour qui connaît Denis, son professionnalisme et la haute estime qu'il a de sa condition de matador, les sifflets entendus lors de sa sortie ont été des plus imbéciles. Silence après avis / Silence.
José Ignacio RAMOS eut à supporter le bramant sobrero qui garda la tête haute, et ne disposait pas d'un fond suffisant pour autoriser une faena construite. Bousculé sérieusement par le dernier, il aurait pu lui couper une oreille s'il n'avait échoué aux aciers. Silence / Silence après avis.