Féria du Riz en ARLES 09 septembre 2006 6 toros de Santos Alcalde (4) ; Andres Ramos (1) et Tardieu (1) 6 Pour Juan José Padilla ; Julien Lescarret et Fernando Cruz
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Heureusement Padilla ....
On peut penser ce que l'on veut du style de Juan José Padilla ; de son goût quant il s'agit de choisir ses costumes, qu'il dessine d'ailleurs lui-même, mais on ne peut lui enlever ni son courage, ni son extraordinaire sens du spectacle.
Et lorsque l'on a affaire, comme ce samedi, à un encierro à ce point anticyclonique, on n'a pas le droit de se priver de sa présence. Comme Antonio Ferrera dans un registre similaire, Juan José Padilla est capable de transformer une corrida vouée à l'échec faute d'un bétail sans race et violent, en relatif triomphe populaire. Les spectateurs qui emplissaient à moitié les tendidos, sont repartis avec la sensation de n'avoir pas complètement perdu leur après midi.
Qui s'est aperçu de l'effort réalisé par Fernando Cruz devant deux adversaires impossibles ...?
Juan-José Padilla, le cyclone de Jerez, aura eu le mérite, et non le moindre, de ne pas laisser passer le seul toro potable de l'après midi, d'une grande noblesse au troisième tiers, du fer d'Andres Ramos. Et lorsque le bicho s'est finalement arrêté, c'est lui qui est passé... Une estocade à grand spectacle et deux oreilles tombent du palco. Vuelta / Deux oreilles
Julien Lescarret a paru complètement débordé dans ce contexte. Volontaire et appliqué, il ne parvint jamais à imposer sa tauromachie. Silence / Salut au tiers
Fernando Cruz en torero, a vainement bataillé devant ses deux adversaires, n'obtenant du public que deux silences pesants alors que l'effort était des plus méritoires, surtout devant le sixième, qui était proprement intoréable. Silence / Silence après avis