Deux ans après aura lieu le premier voyage au Portugal, chez Victor. De cet épisode vont naitre les premiers souvenir extraordinaires de Georgette qui se dévoue plus que de raison pour faire vivre sa pena et soutenir le torero. Ainsi, beaucoup de conférences seront organisées en présence du Maestro qui viendra même dédicacer son livre autobiographique à Lunel. Il avait aussi pris part à un débat avec maître Gérard Christol et Alain Nimeno avait lu des textes de Garcia Lorca.
Mais Georgette ne se contentait pas de soirées enrichissantes et passionnantes, elle voulait apporter quelque chose à sa ville, un sentiment taurin par l'intermediaire de sa pena. Elle fut donc à l'origine des bodegas de Lunel. Ce n'est en effet que depuis que la pena les organise qu'il existe ces soirées conviviales, ces réceptions de toreros et remises de prix. Elle organisa même trois messes sévillanes jusqu'en 2008 qui connurent un franc succès. Tout comme les anniversaires de la pena qu'elle avait imaginé puis planifié avec goût et talent : d'abord les dix ans de la pena en 1996, se déroulant sur deux jours de tientas en présence du maestro, puis les 20 ans sans lui mais aussi riche en tientas et conférences, animées et vivifiées par des professionnels, tous amis de Georgette.
En effet cette femme de passion était peu à peu devenue quelqu'un d'important dans la tauromachie, amie avec les plus grands maestros tels que Paco Ojeda, Campuzano, Angel Peralta et Gonzalito, le mozo de espadas de Victor à l'époque, avec qui elle entretenait une aficion toute particulière.
Aujourd'hui donc, tous nos sentiments les plus affectueux et les plus taurins vont à Georgette, elle qui, une chose est sûre, sera toujours présente dans chaque muletazo, chaque souffle de la bête, pour que, tant qu'il y aura des corridas, on se rappelle de cette femme à part.
Marie Barcelo |