Luis Miguel Casares : Après avoir pris une solide rationn de fer, les reins mis, le novillo arriva tardo dans la muleta du jeune espagnol. Fixe, noble mais un poil faible, il n'avait pas les moyens physiques de ses (bonnes) intentions. Luis-Miguel Casares s'autorisa quelques belles séquences sur les deux pitons, mais échoua épée en main. Averti à deux reprises sur la corne droite en début de deuxième faena, l'ibérique du cartel signa quelques belles séries à gauche en se croisant à l'excés. Accroché spectaculairement en fin de prestation, il revint au combat et arracha littéralement à son adversaire l'oreille du courage. Silence / Oreille.
Thomas Cerqueira : Le régional de l'étape n'a pas trouvé le sitio en début de faena face à un toro qui demandait à ce qu'on l'embarque dans des séries liées sans le laisser réfléchir. Il s'aperçut un peu tard que le novillo avait de meilleures dispositions à gauche, mais il était désormais arrêté. Avec son bon second, Cerqueira a raté l'occasion d'un succès plus important. En effet, sans être excessivement noble, le novillo était tout à son combat et demandait un peu plus de pouvoir. Silence après avis / Oreille.
Mathieu Guillon : A paru bien vert dans ce contexte. Son premier novillo était exigeant et possédait une charge raccourcie. L'élève de Richard Milian, l'enfant chéri de Béziers, a fait front avec courage, et a couché son adversaire en deux envois. Le dernier demandait à être toréé, et le jeune aquitain dut s'arrimer pour le faire passer, sans réellement le dominer. Néanmoins, une série de manoletinas spectaculairement ajustées suivie d'une belle épée en place lui valaient l'octroi d'un trophée. Salut / Oreille
Luis Miguel Casares a été déclaré triomphateur de la matinée.