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REPORTAGES : Temporadas : 2006 / 2007 / 2008 EXPOS : 2004 / 2005 / 2006 / 2007 BILLETS / PHOTOS :
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02 août 2008 6 Novillos de "Miranda de Pericalvo" 6 pour : Miguel TENDERO
Zocato le chante. Tomasito poète Torero, ou Torero poète. Le doigté fin comme une plume, plume délicate comme celle d'un poète. De Rimbaud, Baudelaire ou Miguel Hernandez, Tomasito a la volupté, la douceur et la sensibilité. Une après-midi d'Août, sur le sable ocre, il écrit, peint, crée. La lumière se focalise sur lui, les lumières du costume scintillent avec suavité et élégance. Dans les arènes, une émotion enivrante s'est emparré des lieux, elle contamine un par un les aficionados. Lui, dans le patio de cuadrilla, il pense, tête plongée dans sa montera. Lorsque poésie j'écris, dans un monde parallèle je me plonge. Vivre en poète. Tomasito lui aussi pourrait bien être un poète, un Torero poète. Lire une de ses lignes, vivre un de ses muletazos, s'est s'évader vers un monde où le temps et tout physique n'ont sens ni consistance. Bien loin des sentiers battus, Tomasito suit l'étoile qui le guide vers une culmination que seul lui connaît, une culmination qu'il vivra seul, face au taureau. Car oui, Tomasito porte en lui la sincérité romantique, la sensibilité poétique que seuls les artistes possèdent, et rares ils sont. Ses deux faenas face aux deux exemplaires les moins évidents, le premier manquant de force et le second plus désordonné furent empreinte de relaché, de classe et de sérieux. L'envie déborda et fit surgir une intense émotion à la mort du second combat. Le torero laissa échapper ses larmes, larmes chargées de souvenirs, et le public chanta à l'enfant sincère. Il lui offrit les deux oreilles du dernier de la tarde et le porta et l'embrassa lorsqu'il fut sur les épaules de son ami, le matador de toros Charly Laloe, « El Lobo ».
Miguel Tendero qui ouvrait les débats en tant que triomphateur de Madrid. Le torero est rodé, engagé et convainc le public lors de son premier combat. Il parvient à dessiner d'estimables séries droitières mais tue mal. Face à son second, plus compliqué, il ne parvint pas à se hisser à la hauteur de ses deux compagnons de cartel sans pour autant démériter. Un bon torero, à revoir. 6 Novillos de Miranda de Pericalvo, harmonieux, bons en général, le second primé d'une vuelta al ruedo Posthume. Le troisième eut peu de force ce qui ne lui permit pas d'aller jusqu'au bout de son combat et de dévoiler les qualités entrevues au capote. Pour : Sortie à Hombros de Tomasito et de Roman Perez.
Julien AUBERT |