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REPORTAGES : Temporadas : 2006 / 2007 / 2008 L'EQUIPE : Qui sommes nous ?
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Marseille est un port, Marseille est une ville : qu’importe le moyen pour l’atteindre, la sentence est la même que l’on soit corse, juif, arménien, arabe, sicilien, grec, on devient marseillais. Etre de Massilia, c’est savoir comprendre un court métrage de Marcel Pagnol où deux ou trois gangsters en chapeau mou ou borsalino « courseje » (2) Marius, Fanny et César sur la Canebière jusqu’au Quai d’Honneur du Vieux Port pour prendre le Pitalugue ( la sardine ayant coulée) pour arriver au Bar de la Marine et déguster l’anis de Mr Paul Ricard avec Gastounet, Mémé Guerini et Monsieur Brun juste avant la bouillabaisse. La promenade digestive nous amenant jusqu’aux Allées du Prado pour la pétanque ou les Calanques pour taquiner la rascasse ou la favouille (3).
L’idée de Jeannot (je me permets la familiarité car je le connais un peu) est très intéressante : faire découvrir le milieu aux gamins de Marseille, sans notion de quartier. Mais n’est-il pas plus intéressant de leur faire découvrir le milieu dans sa région d’origine, qu’il soit camarguais ou espagnol, dans les zones dites de fait (de traditions) sans importation qui pourrait être taxée de prosélytisme pour nos amis des bêtes, les casques bleus de l’animalité. Pourquoi pas un stand à la foire de Marseille créant une animation concernant le taureau, son peuple, ses traditions, voire dans le cadre de la capitale européenne de la culture pour mettre en avant nos éleveurs, nos toreros nos razeteurs, la culture tauromachique serait-elle sulfureuse ? L’ensemble de ces animations pourrait être relayé par les instances départementales et régionales vers la formation de jeunes aficionados et pourrait être une alternative au vieillement inéluctable de l’Aficion... Avec des actions comme le salon du Toro à Séville par exemple. Sur l’agglomération de Marseille expliquer avec doigté ce qu’est le culte du taureau en évitant les forceps (6) et peut être atteindre un pourcentage d’aficionados sur plus de 1600000 habitants. Il est inutile de faire de la Bonne Mère qui surplombe la ville de Marseille une Nuestra Señora de la Guardia, elle a déjà des copines qui le font ailleurs ! Axel Tourky, poète marseillais a écrit au sujet de sa ville ce texte : « On ne comprend pas Marseille, on l’ignore ou on l’aime, et si on l’aime on est perdu, perdu pour tout ce qui est rigueur, froideur, raison cruelle et détachement. » Ce texte ne s’appliquerait-il pas au culte du Toro ? Jacques Lanfranchi Octobre 2008
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