Ganadería

Hubert YONNET

 

Devise : Vert et blanc.
Señal : rabisaco aux deux oreilles.
Finca : Mas de la Bélugue, Salin de Giraud, Bouches du Rhône.
Année de création: 1859
Propriétaire : Hubert Yonnet.
Origines: Cette ganadería a été fondée à la fin du XIXème siècle par Joseph Yonnet avec des bêtes de race camargue que l'on a en 1869 métissé avec six vaches de Carriquirri, de race navarraise. Cet éleveur a ainsi obtenu pour la première fois ce que l'on appelait dans le sud-est des croisés.
En 1879 arrivent dix huit vaches et deux sementales des frères Flores, de race Jijon.
En 1873 un autre mâle de Ripamilan, race navarraise, en 1876 un de Miura, en 1878 un autre de race Jijon. En 1880 un reproducteur de Carriquirri rejoint la Camargue, suivi en 1883 d'un nouvel étalon des frères Flores, en 1886 acquisition d'un semental au duc de Veragua et en 1890 six vaches navarraises d'origine Lecumberri traversent les Pyrénées.
Joseph Yonnet décède le 24 mars 1894 et ses fils Christophe et Valentin vont poursuivre la politique de leur père. Ils adjoindront en 1910 six autres vaches navarraises de Lizazo, Ripamillan et Carriquirri au troupeau.

A la mort de Christophe en 1912 son frère se défait d'une partie du cheptel au profit de la Compagnie Alais, Forges et Camargue, la future Pechiney. Pendant cette période seront importés quatorze vaches de Candido Diaz Carrascou, de grande renommée à l'époque, et de deux reproducteurs d'origine Celso Pelon achetés à Joseph Sol, ganadero et imprésario de spectacle taurin dans le sud-est.
En 1932 ce troupeau verra arriver un taureau également d'origine Candido Diaz, ce taureau ayant été sauvé lors d'une corrida interrompue par les intempéries à Vic Fezenzac.

Il faudra attendre 1939 pour que Christophe le second du nom, le petit fils de Valentin, rachète ce troupeau qu'il a d'ailleurs dirigé de nombreuses années pour le compte de Pechiney.

La présentation en corrida de taureaux a lieu à Arles le 15 juin 1947 et est triomphale. Mais devant les piètres résultats ultérieurs Christophe changera radicalement de stratégie en achetant la ganadería de la rejoneadora Conchita Cintron d'origine Parladé par José Lacerda y Pinto Barreiro en 1950.
En 1951 il acquiert huit taureaux Pinto Barreiro de plus et la première novillada piquée du nouvel élevage a lieu le premier mai 1954. 
Hubert Yonnet prend la relève en 1956 et poursuivant l'option paternelle se défait de tous les produits croisés.
Dans les années 80 Hubert achète à Santiago Martin "El Viti" un reproducteur de lignée Atanasio Fernandez par Lisardo Sanchez.

(source http://www.chez.com/donmiguel/

 

Il s'agit du plus ancien et du plus célèbre élevage français. On arrive à la "Belugue", (l'étincelle en provençal), comme on arrive en terre sacrée. Et pourtant, l'accueil est des plus chaleureux. Hubert et Françoise YONNET adorent leurs bêtes et sont toujours prêts à faire partager leur passion. Les anecdotes fourmillent.... la ganaderia a foulé le sables des arènes les plus prestigieuses.

La salle de réception est, à ce titre, très impressionnante. Il s'agit d'une bergerie aux murs de laquelle trône l'histoire des toros célèbres du crû. Voir cliché

Les cornus de la maison sont, en général, à réserver aux aficionados et aux diestros aux dents longues ou particulièrement confirmés. J'ai souvenir d'une tarde de la féria des prémices du riz 2003, lors de laquelle Pépin LIRIA, pourtant habitué aux élevages difficiles, n'a pas voulu nous montrer "Soulet" qui l'a terrorisé dès son entrée en piste. Voir cliché Pour avoir conversé à son propos quelques jours avant avec le ganadero, je peux vous assurer que ce dernier a du être très déçu d'un tel épiloque pour une bête aussi belle...

Le ganado est ici imposant de trapio et d'armure, d'un caractère difficile, parfois impossible en corrida pour qui n'a pas le recours nécessaire. Voir clichés

La star de l'élevage est "Pescaluno", novillo indulté par Emilio LASERNA à LUNEL le 21 juillet 2002. Il a désormais la rude tâche de transmettre au mieux son patrimoine génétique à sa descendance. Voir clichés

Je remercie ici monsieur et Madame YONNET de l'accueil qui nous a été fait à chacune de nos visites et j'associe à ces remerciements Alain, le mayoral, qui nous guide toujours avec bonne humeur dans les différents clos. Voir clichés

Avec l'aimable collaboration de Claude BROUSSARD, voyez le reportage photographique sur les toros sélectionnés pour la corrida du 17 avril 2006 à ARLES.

 

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